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Le choix de la spécialité au CRFPA est l’une des décisions les plus structurantes de votre préparation. Il n’existe pas de matière « magique » qui garantirait l’admissibilité. En revanche, il existe une méthode fiable pour choisir rationnellement, en fonction de votre profil, de vos résultats réels et de la cohérence avec la procédure associée.
Réponse courte
Il n’existe pas de « bonne » spécialité universelle au CRFPA. Le choix pertinent consiste à identifier deux ou trois matières cohérentes avec votre parcours, à réaliser un cas pratique chronométré dans chacune, puis à retenir celle où vos résultats sont les plus réguliers et où la méthode vous paraît la plus naturelle. La spécialité est une épreuve de 3 heures, coefficient 2, qui pèse dans l’admissibilité et conditionne directement la matière de procédure. Un choix rationnel et objectivé fait une réelle différence.
1. Pourquoi la spécialité est un choix stratégique
La spécialité n’est pas une épreuve secondaire. Elle compte autant que le droit des obligations et la procédure dans la moyenne d’admissibilité, et elle détermine directement la matière de procédure que vous devrez maîtriser.
En pratique, vous choisissez donc un couple spécialité/procédure, avec ses codes, ses réflexes et ses automatismes propres. La bonne spécialité est celle dans laquelle vous êtes capable de produire, de manière répétée, une copie structurée, finie et juridiquement sûre en trois heures.
2. Ce qu’il faut comparer pour choisir sans se tromper
Trois critères doivent être comparés : vos bases réelles, votre confort méthodologique et votre capacité à encaisser la charge de travail jusqu’à l’été.
Les bases réelles se mesurent à votre aptitude à qualifier vite, mobiliser le bon texte et conclure proprement en trois heures. Le confort méthodologique correspond à votre facilité à dérouler un cas pratique sans digresser ni exploser le temps. Enfin, la charge de travail dépend de votre agenda (M2, mémoire, stage, alternance).
L’indicateur clé reste la régularité. Une bonne copie isolée est trompeuse ; la stabilité sur plusieurs sujets est décisive.
3. Le protocole “3 semaines” pour trancher objectivement
La méthode la plus fiable consiste à organiser un test court et intensif sur deux ou trois matières.
La première semaine sert à établir une shortlist cohérente avec votre parcours. La deuxième semaine consiste à réaliser un sujet chronométré dans chaque matière, en conditions IEJ. La troisième semaine est dédiée à l’analyse des copies : structure, gestion du temps, fatigue et stabilité du raisonnement.
C’est précisément ce type d’arbitrage qu’un accompagnement structuré permet de sécuriser, grâce à des sujets pensés CRFPA et des retours méthodologiques exploitables.
4. Spécialité et procédure : penser le couple comme un tout
La spécialité choisie détermine la procédure associée : pénal/procédure pénale, public/procédure administrative, affaires-social-fiscal/procédure civile.
Ce choix a des conséquences concrètes sur les codes, les délais et les raisonnements à automatiser. Une incohérence entre spécialité et procédure fragilise l’admissibilité.
5. Décider selon votre profil
En M1/M2 avec un été disponible, une matière technique est envisageable à condition d’un entraînement régulier. En alternance ou en activité, la priorité est la tenabilité du couple spécialité/procédure.
Pour les redoublants, le choix doit reposer sur un diagnostic précis : changer de spécialité n’est utile que si l’instabilité persiste malgré l’entraînement.
6. Panorama des grandes spécialités
Droit pénal
Matière exigeante mais lisible lorsque la méthode est solide. Les retours étudiants soulignent la clarté pédagogique des supports et vidéos dédiés.
Droit social
Matière dense, reposant sur la capacité à raisonner de manière concrète et structurée à partir de sources multiples.
Droit public
Adapté aux profils à l’aise avec le contentieux et la hiérarchisation des moyens, avec une rigueur méthodologique forte.
Droit des affaires, fiscal, international/UE
Spécialités techniques, performantes pour les profils déjà familiers de ces raisonnements, à condition de disposer du temps nécessaire pour absorber le programme.
FAQ express — Choisir sa spécialité au CRFPA
Existe-t-il une spécialité “plus facile” ?
Non. La difficulté varie selon les sujets et les promotions. La clé est la stabilité méthodologique.
La spécialité influence-t-elle vraiment l’admissibilité ?
Oui. Elle pèse coefficient 2 et conditionne la procédure, également coefficient 2.
Conclusion
Choisir sa spécialité au CRFPA n’est pas un pari mais une décision structurée. La régularité des résultats, la maîtrise méthodologique et la cohérence avec la procédure associée sont les critères déterminants. Un accompagnement structuré permet d’objectiver ce choix et de sécuriser l’admissibilité.