Quand commencer à préparer le CRFPA ?

Guide complet 2025 + rétroplanning par profil

Réponse rapide

Pour des écrits fin août/début septembre, le bon point de départ se situe généralement entre janvier et mars si vous êtes étudiant, et dès l’automne (octobre–décembre) si vous travaillez ou si votre année est très chargée. Un redoublant doit idéalement démarrer par un diagnostic dès l’automne, puis ajuster la reprise selon la cause de l’échec. En moyenne, une préparation sérieuse représente 300 à 500 heures. La clé n’est pas de “commencer tôt” pour accumuler des cours, mais de programmer tôt l’entraînement chronométré corrigé, car c’est lui qui transforme votre temps en points.

Objectif Barreau s’inscrit précisément dans cette logique : sujets en conditions réelles et corrections individualisées (dont corrections vidéo) pour sécuriser l’admissibilité et préparer la bascule vers l’oral.

1) Calendrier CRFPA : les dates types (à vérifier selon votre IEJ)

Le CRFPA suit un rythme relativement stable : les écrits se situent en général à la fin août ou au tout début septembre, tandis que les oraux ont lieu à l’automne, souvent entre fin octobre et fin novembre selon les IEJ. La conséquence la plus importante est stratégique : la préparation du Grand Oral ne doit pas attendre la publication des admissibilités. Si vous attendez, vous perdez un temps précieux dans une période courte où l’intensité doit être maximale.

2) Pourquoi viser 6 à 8 mois de préparation (et pas seulement “l’été”)

Le programme est volumineux, mais l’enjeu principal est méthodologique. La note de synthèse, la consultation en obligations, la spécialité et la procédure exigent des automatismes de raisonnement, de plan et de gestion du temps. Or ces automatismes ne se construisent pas en lisant, mais en écrivant, en se faisant corriger, puis en réécrivant.

L’été n’est pas un moment où l’on “découvre” le CRFPA : c’est le moment où l’on industrialise la méthode. Si vous arrivez à juillet sans routine d’entraînement, vous risquez de passer l’été à rattraper des fondamentaux au lieu d’accumuler des points sur des copies chronométrées.

3) Quand commencer selon votre profil

Si vous êtes en M1 ou M2, un départ entre janvier et mars est cohérent : cela laisse 6 à 8 mois pour installer une régularité (8 à 12 heures par semaine), puis intensifier en été. Si vous êtes en année de césure dédiée, démarrer dès novembre ou décembre est souvent optimal, car vous pouvez monter progressivement en volume, et arriver à l’été avec une méthode déjà stable.

Si vous êtes salarié, alternant ou en stage exigeant, commencer entre octobre et décembre est généralement le meilleur compromis : vous avez besoin d’un temps long, car votre volume hebdomadaire est plus faible (souvent 6 à 10 heures). Pour un redoublant, le bon réflexe est de faire un diagnostic en octobre/novembre. Si l’échec vient de lacunes méthodologiques ou de copies non finies, une reprise dès l’automne est pertinente ; si l’échec est marginal et que la méthode est solide, un démarrage au printemps peut suffire avec un entraînement très régulier.

Enfin, un démarrage tardif en avril/mai reste possible, mais seulement si vous pouvez tenir un rythme intensif (souvent 20 à 25 heures par semaine) et si vous vous appuyez sur un volume massif de copies corrigées. Dans ce scénario, l’encadrement et la correction deviennent déterminants : sans retours rapides et actionnables, vous accumulez des heures qui ne se convertissent pas en points.

4) Combien d’heures par semaine et au total ?

La plupart des candidats performants se situent dans une fourchette de 300 à 500 heures de préparation, selon leur niveau de départ et leur marge de temps. Une préparation longue (6 à 8 mois) tourne souvent autour de 8 à 12 heures par semaine, ce qui mène à environ 300 à 450 heures. Une préparation “salariée” sur 8 à 10 mois se situe plutôt entre 6 et 10 heures par semaine, mais atteint des volumes comparables parce que la durée est plus longue. Une préparation courte et intensive sur 4 à 5 mois exige souvent 20 à 25 heures hebdomadaires, et peut monter à 350 à 500 heures.

Le point décisif n’est pas la beauté du chiffre, mais la répartition. Une préparation efficace consacre rapidement la majorité du temps à l’entraînement en conditions réelles, car c’est là que se construisent la vitesse, la précision et la gestion du barème. Le cours et la méthodologie servent à corriger ce que l’entraînement révèle. Le Grand Oral doit être présent en “filigrane” (veille légère) puis basculer franchement après les écrits.

5) Rappel des épreuves et implications méthodologiques

Aux écrits, vous avez quatre épreuves : note de synthèse, obligations, spécialité et procédure. À l’oral, le Grand Oral en libertés et droits fondamentaux et l’épreuve de langue complètent l’examen. Les codes autorisés et leurs modalités d’utilisation varient selon les IEJ : ce point doit être sécurisé tôt, car l’usage du code est une compétence en soi et doit être automatisé.

Une stratégie prudente consiste à viser une moyenne d’écrit autour de 11–12/20 pour se donner un “coussin”, mais cette projection dépend toujours des barres fixées par votre IEJ.

6) Rétroplanning global J–10 mois à J : la logique des jalons

Le bon rétroplanning n’est pas un planning “à l’heure”, mais un planning “à livrables”. Dans les premières semaines, l’objectif est de poser les bases : comprendre les formats, stabiliser les méthodes, faire un premier tour des fondamentaux et installer des créneaux fixes. Ensuite, entre J–8 et J–6 mois, vous devez déjà produire vos premiers sujets en conditions, parce que c’est là que naît votre fiche d’erreurs récurrentes.

Entre J–6 et J–3 mois, la montée en puissance se fait sur les annales et les sujets chronométrés : vous apprenez à écrire vite, à tenir le barème, à manier le code sans hésiter. Enfin, les trois derniers mois servent à simuler l’examen : rythme élevé, barreaux blancs, corrections rapprochées, relecture systématique de la fiche d’erreurs. Après les écrits, la phase “oraux” doit être enclenchée rapidement avec des simulations et une veille structurée.

7) Rétroplanning par profil

7.1 Étudiant M1/M2 (6–8 mois)

L’objectif est la régularité compatible avec l’année universitaire. Entre janvier et mars, vous consolidez les fondamentaux et installez la méthode. À partir d’avril, vous devez entrer dans un rythme d’un sujet par semaine sur les matières pivot (obligations et spécialité), tout en travaillant l’usage du code. L’été devient la période d’enchaînement : barreaux blancs, note de synthèse en conditions, et corrections rapprochées pour ajuster d’une semaine à l’autre.

7.2 Salarié/alternant/stage exigeant (8–10 mois)

Votre enjeu n’est pas la motivation, mais la structure. Les trois premiers mois doivent installer des plages fixes et une méthode “minimaliste mais reproductible”. Ensuite, de janvier à mai, vous devez tenir une cadence d’entraînement régulière, puis prévoir un basculement en intensif à J–3/J–2 mois (souvent via des congés ciblés). À l’approche de l’été, l’optimisation du temps devient cruciale : sans corrections rapides et ciblées, vous risquez de travailler beaucoup sans corriger les bons leviers.

C’est là qu’une organisation structurée comme celle d’Objectif Barreau est particulièrement adaptée : planning compatible, suivi tuteur, et corrections individualisées pour maximiser le rendement de chaque heure.

7.3 Redoublant (diagnostic → plan d’attaque)

Un redoublant ne doit pas “refaire une préparation”, il doit “corriger un échec”. La première étape est l’autopsie : relire 2 à 3 copies (note de synthèse, obligations, spécialité) et identifier la cause réelle (méthode, tempo, stratégie de copie, gestion du code, stress). Si l’échec est méthodologique, une reprise dès l’automne avec un sujet par semaine et corrections détaillées est souvent la meilleure voie. Si l’échec est marginal, vous pouvez repartir au printemps, mais avec un focus strict sur trois erreurs récurrentes et un volume d’entraînement corrigé plus important.

7.4 Prépa courte “printemps/été” (4–5 mois)

Ce format n’est pas impossible, mais il est exigeant. Il suppose un volume hebdomadaire très élevé et un planning strict. La réussite se joue sur l’entraînement en temps réel, la récupération programmée pour tenir sur la durée, et l’accès à des corrections personnalisées, rapides et structurées. Sans cela, vous risquez d’accumuler des sujets “faits” sans progression.

8) Plan “30 jours” si vous démarrez tard

Si vous commencez tard, l’objectif n’est pas de “tout couvrir”, mais d’installer immédiatement une routine de production corrigée. Vous devez alterner une note de synthèse en temps réel, des cas pratiques en obligations et en spécialité, une séance procédure, et un premier mini-barreau blanc, tout en construisant votre fiche d’erreurs récurrentes. La progression vient de la répétition corrigée, pas de la multiplication des fiches.

9) Méthodologie gagnante : produire des points

Au CRFPA, la stratégie de copie est une stratégie de barème. Vous sécurisez d’abord les points “faciles” : qualification, structure, articulation juridique, références utiles au code, conclusions nettes. Votre gestion du temps doit être balisée : une part pour la compréhension et le plan, l’essentiel pour la rédaction, et une relecture ciblée.

L’entraînement en conditions réelles est non négociable, parce qu’il vous apprend à tenir la contrainte (silence, durée, fatigue, absence de confort). L’usage du code doit aussi devenir ritualisé : repères licites selon le règlement IEJ, index personnel, réflexes de navigation.

Dans cette logique, les corrections vidéo individualisées sont un accélérateur fréquent : elles rendent visible votre “stratégie de copie” telle qu’un correcteur la perçoit et permettent de corriger rapidement des défauts de structure et de temps. Objectif Barreau met particulièrement l’accent sur ce format, justement parce qu’il transforme l’entraînement en progression mesurable.

10) Grand Oral : quand commencer et comment s’entraîner

Le Grand Oral doit être enclenché dès la fin des écrits : attendre les résultats revient à perdre une partie de la période la plus courte et la plus intense. La préparation efficace repose sur des simulations régulières (3 à 5 oraux blancs est un bon standard), des retours structurés, et une méthode d’avis qui vous permet de cadrer le problème, d’identifier les options et de soutenir une position argumentée. La prise de parole, la posture et la gestion des relances sont travaillées par la pratique, pas par la lecture.

FAQ

Quand commencer en M1/M2 ?

Entre janvier et mars pour des écrits fin août/début septembre, avec une montée progressive et un été intensif.

Combien d’heures faut-il ?

En moyenne 300 à 500 heures, selon profil et niveau de départ ; la différence se fait sur l’entraînement chronométré corrigé.

Peut-on réussir en 4 mois ?

Oui si vous tenez un volume très dense, avec un planning strict et des corrections personnalisées.

Comment préparer en travaillant à temps plein ?

En sécurisant des créneaux fixes (soirées + week-end) puis en planifiant des blocs intensifs à J–3/J–2 mois.

Quand commencer le Grand Oral ?

Dès la fin des écrits, sans attendre l’admissibilité.

Conclusion

Pour des écrits fin août/début septembre, le point de départ rationnel est généralement janvier–mars si vous êtes étudiant, et l’automne si vous travaillez. Le volume total se situe souvent entre 300 et 500 heures, mais la réussite dépend surtout de la manière dont ces heures sont converties en points : entraînements chronométrés, corrections individualisées, stratégie de copie et bascule rapide vers l’oral. Le bon réflexe est de télécharger un rétroplanning adapté à votre profil et de lancer immédiatement un premier sujet “déclic” en temps réel.