Comment se déroule le CRFPA ? Guide complet

(épreuves, calendrier, barres)

Le CRFPA se déroule en deux phases. Vous passez d’abord quatre épreuves écrites nationales, identiques partout, à la fin août/début septembre : la note de synthèse (5h, coeff. 3), le droit des obligations (3h, coeff. 2), l’épreuve de spécialité (3h, coeff. 2) et l’épreuve de procédure (2h, coeff. 2). Vous passez ensuite deux oraux à l’automne : le Grand Oral en libertés et droits fondamentaux (épreuve déterminante) et l’oral de langue.

L’inscription se fait auprès d’un IEJ avant janvier, et le nombre de tentatives est limité à trois. Les barres d’admissibilité et d’admission sont fixées par chaque IEJ. En cas de réussite, vous intégrez ensuite une école d’avocats (EDA) pour suivre la formation menant au CAPA.

Chiffres clés

Le CRFPA comprend six épreuves au total : quatre écrits et deux oraux. Vous disposez de trois tentatives. Les inscriptions IEJ ont lieu au printemps, les écrits sont organisés fin août/début septembre, et les oraux se déroulent à l’automne. La note de synthèse a le coefficient le plus élevé (coeff. 3), les autres écrits sont à coeff. 2. Les sujets écrits sont nationaux, donc identiques dans tous les IEJ, mais les barres et certaines modalités pratiques (notamment sur les codes) dépendent du règlement local.

Ce que ce guide vous apporte et pourquoi Objectif Barreau insiste sur l’entraînement

Comprendre le CRFPA ne suffit pas : ce qui fait réussir, c’est la capacité à exécuter les formats en temps limité, sous fatigue, et à répéter suffisamment pour que la méthode devienne automatique.

Ce guide vous donne un cadre clair, des repères de calendrier et de coefficients, et surtout la logique de préparation qui convertit le travail en points : entraînements en conditions réelles, corrections orientées barème, et bascule organisée vers le Grand Oral. C’est précisément l’approche d’Objectif Barreau : moins d’accumulation de contenus, plus d’exécution reproductible (écrire, corriger, corriger ses erreurs et recommencer), avec des outils de pilotage (planning, checklists) et des retours professoraux exploitables.

Qu’est-ce que le CRFPA ?

Le CRFPA est l’examen national d’accès aux écoles d’avocats. Il est organisé matériellement par les IEJ, qui gèrent les inscriptions, la convocation, la logistique des épreuves, la publication des résultats et certaines consignes méthodologiques locales (notamment sur la note de synthèse, le Grand Oral et les modalités pratiques). Une fois admis, vous intégrez une EDA (par exemple EFB, HEDAC, EDARA, EDAGO, ERAGE…), puis vous suivez la formation menant au CAPA et à la prestation de serment.

Calendrier CRFPA 2026

Dans la plupart des IEJ, l’inscription se fait jusqu’à décembre, puis la préparation s’étend du printemps à l’été. Les écrits nationaux se tiennent fin août/début septembre, les résultats d’admissibilité sont publiés en octobre, et les oraux se déroulent en novembre selon les calendriers locaux. Les résultats d’admission tombent en fin d’année, et l’entrée en école d’avocats intervient généralement au début de l’année suivante.

Le réflexe essentiel est de vérifier le règlement et le calendrier précis de votre IEJ, car les dates exactes, les modalités et certaines règles (notamment sur les codes autorisés) peuvent varier.

Les épreuves du CRFPA et leurs coefficients

La note de synthèse (5h, coeff. 3)

La note de synthèse mesure votre capacité à traiter un dossier documentaire de manière neutre, structurée et référencée. Le correcteur attend une lecture efficace, une sélection hiérarchisée des informations, un plan clair, et une restitution fidèle sans avis personnel. C’est l’épreuve la plus “méthode-dépendante” et la plus pondérée : une bonne note peut compenser une faiblesse ailleurs.

Le droit des obligations (3h, coeff. 2)

L’épreuve est majoritairement une consultation/cas pratique. Le correcteur évalue la qualification juridique, la maîtrise du droit positif, la capacité à construire une règle (majeure) structurée et à l’appliquer aux faits, ainsi que la gestion du temps et du barème. La performance se joue autant sur la méthode que sur les connaissances.

L’épreuve de spécialité (3h, coeff. 2)

Vous choisissez une matière (civil, pénal, affaires, social, administratif, fiscal, international/UE). L’épreuve teste votre capacité à raisonner vite dans une matière choisie, souvent sous forme de cas pratique ou de consultation. Le choix doit être cohérent avec votre parcours et surtout “vivable” à travailler intensément l’été.

L’épreuve de procédure (2h, coeff. 2)

La procédure est liée à votre spécialité (civile, pénale ou administrative). C’est une épreuve très technique, où la précision est payante : délais, actes, voies de recours, incidents, compétence et recevabilité. La maîtrise du code et des réflexes procéduraux fait une grande partie des points.

Deux précisions déterminantes

Les sujets écrits sont nationaux et identiques dans tous les IEJ, mais les règles pratiques (codes autorisés, surlignage, signets) dépendent du règlement local. C’est une zone où l’erreur peut coûter cher : lisez votre règlement bien avant le jour J.

Calcul de la moyenne, barres et notes éliminatoires

La moyenne est une moyenne pondérée, calculée avec les coefficients. Chaque IEJ fixe une barre d’admissibilité pour les écrits, puis une barre d’admission pour l’ensemble écrits + oraux. Certains IEJ prévoient aussi des notes éliminatoires ou des règles locales spécifiques : elles ne sont pas uniformes, donc il faut consulter le règlement.

Pour comprendre l’impact des coefficients, un exemple illustratif suffit : une note de synthèse correcte (coeff. 3) peut compenser un écrit plus faible, tandis qu’une note de synthèse faible peut rendre l’équation d’admissibilité beaucoup plus difficile. Dans les faits, l’écrémage se fait surtout aux écrits ; la majorité des admissibles finissent admis si les oraux sont préparés sérieusement.

Conditions d’inscription et choix de l’IEJ

L’accès suppose un niveau M1 en droit (ou équivalent). Vous disposez de trois tentatives. L’inscription “administrative” ne compte pas comme tentative si vous ne composez pas, mais les règles précises se vérifient au regard des textes et des modalités IEJ.

Le choix de l’IEJ peut parfois être effectué en dehors de votre université d’origine, selon conditions d’accueil. Les critères rationnels sont la proximité, l’organisation, le calendrier, la qualité des ressources proposées et la compatibilité avec votre situation (stage, alternance, emploi).

Comment choisir sa spécialité et ne pas se piéger avec la procédure

La spécialité doit être choisie sur des critères de régularité, pas sur une réputation. Le bon choix est celui que vous pouvez travailler intensément tout l’été, dans une matière où vous avez des bases et où vous progressez vite à l’entraînement. La procédure ne doit jamais être sous-estimée : elle nécessite une automatisation des délais, actes et voies de recours, et se travaille “code en main” très tôt.

Objectif Barreau conseille souvent d’objectiver ce choix par un sujet blanc chronométré corrigé : la stabilité de votre méthode et de vos résultats est un meilleur indicateur que votre impression.

Ce que disent les étudiants des enseignants de spécialité Objectif Barreau

Encadré — Retours d’étudiants (verbatim, Bilan 2025)

Les témoignages ci-dessous sont issus du Bilan 2025 Objectif Barreau. Ils sont retranscrits mot pour mot, sans reformulation, et regroupés par spécialité et enseignant référent.

Procédure civile — Jean-Dominique Voisin

Un très bon enseignant qui a su rendre un peu plus facile une matière très complexe.

Si j’ai compris quelque chose en partant de 0, c’est bien grâce à lui.

Sans lui j’aurais rien écrit sur ma copie.

EXCEPTIONNEL, il m’a fait comprendre et aimer la procédure civile alors que j’avais une grosse appréhension.

Monsieur Voisin m’a réconcilié avec la procédure.

Il parle très vite mais il est clair et nous a donné la méthode pour faire l’examen en 2 heures.

Procédure pénale — Gabriel Dumenil

Super professeur ! Un grand merci à lui pour son enthousiasme et sa bonne humeur qui permettait de se motiver tout au long de l’été.

Excellent enseignant. Drôle, encourageant et bienveillant !

Vraiment l’un des meilleurs intervenants, Maître Dumenil a été une source de motivation MAJEURE de cet été.

Je tiens à remercier sincèrement Monsieur Gabriel Dumenil pour son encouragement constant et sa méthode.

PROFESSEUR INCROYABLE : motivant, motivant et motivant vraiment ! Il est super !

Le meilleur prof !! j’adorais ses séminaires et sa pédagogie.

Droit pénal — Matthieu Hy

Vidéos super de Matthieu Hy.

Droit social — Stéphane Vernac

Je remercie particulièrement Monsieur Vernac pour sa préparation à l’épreuve de droit social. Le jour J, lors de la découverte du sujet de social, il n’y avait aucune surprise.

Nous avons été parfaitement préparés. Toutes les notions avaient été abordées.

Très bon professeur, qui maîtrise son sujet, et qui est disponible pour les étudiants.

Toujours pédagogue.

Méthode par épreuve

Note de synthèse : la méthode qui rapporte des points

Le jour J, vous devez tenir une séquence stable : lecture active, cartographie des thèmes, plan binaire apparent, rédaction neutre et référencée, puis relecture. Un repère réaliste consiste à consacrer environ 90 à 110 minutes à la lecture active et au tri, à verrouiller ensuite un plan logique et exhaustif, puis à rédiger en citant tous les documents de façon traçable.

La meilleure manière de progresser est de répéter l’épreuve en conditions réelles : dossiers chronométrés, corrections orientées barème, et repérage des erreurs récurrentes (plan instable, hiérarchisation insuffisante, documents oubliés, longueur non conforme).

Droit des obligations : consultation, majeures types, barème

En obligations, la réussite repose sur une consultation rigoureuse : qualification des faits, identification des problèmes, règle structurée (principe/exception, conditions/effets) puis application point par point avec des conclusions opérationnelles. Les majeures types servent de “moteur” : elles permettent d’écrire vite et juste. Ce qui fait perdre des points est presque toujours méthodologique : qualification floue, confusion de régimes, ou gestion du temps déconnectée du barème.

Spécialité : actualisation + entraînement corrigé

Votre spécialité se sécurise en actualisant le droit positif utile, puis en multipliant les cas pratiques et consultations corrigés. Réviser uniquement “par chapitres” crée une illusion de maîtrise : la performance se construit en situation, avec un cahier d’erreurs et des corrections qui vous apprennent à prioriser.

Procédure : réflexes, délais, code maîtrisé

La procédure se travaille comme une matière d’exécution. Vous devez automatiser la logique compétence–recevabilité–bien-fondé, et maîtriser les délais et voies de recours. Entraînez-vous tôt avec le même code et selon les règles de votre IEJ (surlignage/signets), avec des fiches “chrono” et des entraînements chronométrés corrigés sur les points qui font tomber.

Entre admissibilité et oraux : que faire concrètement ?

Après les écrits, la bonne stratégie consiste à récupérer quelques jours, puis à engager une montée progressive sur le Grand Oral, en parallèle d’un entretien régulier en langue. La progression au Grand Oral vient des simulations : problématiser vite, structurer, répondre aux relances et tenir la posture. C’est typiquement une phase où un cadre de préparation fait gagner beaucoup de temps : ateliers, banques de sujets, simulations, débriefs.

Le Grand Oral (libertés et droits fondamentaux)

Le Grand Oral consiste généralement en un tirage de sujet, un temps de préparation, un exposé structuré puis des questions. Le jury évalue autant la solidité du raisonnement que la clarté, la maîtrise des sources, l’usage pertinent de l’actualité et la posture d’avocat.

Les erreurs classiques sont de réciter un cours sans angle, de se disperser dans l’actualité sans lien, ou de fuir une question au lieu de la traiter de manière structurée. Les simulations en conditions réelles (idéalement enregistrées) sont un accélérateur majeur.

Après la réussite : école d’avocats et CAPA

Une fois admis, vous intégrez une EDA et suivez la formation : enseignements, PPI, puis stage final en cabinet. Le parcours mène ensuite au CAPA et à la prestation de serment.

Ressources officielles

Pour sécuriser les informations fiables, référez-vous aux textes sur Légifrance, aux communications du Conseil national des barreaux (accès à la profession) et au site de votre IEJ (calendrier, règlement, modalités, éventuelles notes éliminatoires). Ces sources priment sur les rumeurs et les “on dit”.

FAQ

Comment se déroule le CRFPA ?

Il se déroule en deux temps : quatre écrits nationaux fin août/début septembre, puis deux oraux à l’automne. L’inscription se fait via un IEJ, et les barres sont fixées localement.

Quelles sont les épreuves et coefficients ?

Note de synthèse (5h, coeff. 3), obligations (3h, coeff. 2), spécialité (3h, coeff. 2), procédure (2h, coeff. 2), puis Grand Oral et langue.

Quelle est la barre d’admissibilité ?

Elle dépend de votre IEJ et varie selon les années. Il faut se référer à la communication officielle et au règlement.

Pour ceux qui veulent un cadre complet, la prépa d’été Objectif Barreau vise précisément ce qui fait gagner des points : entraînements en conditions, corrections orientées barème et bascule organisée vers le Grand Oral.